Un choc de découvertes.
Un soleil puissant lui chauffe la nuque jusqu'à lui faire perler quelques gouttes sur le front. Le chant des oiseaux, léger et épars qu'il esgourdait avec plaisir depuis son chez-soi s'est changé en un brouhaha assourdissant, bien que toujours mélodique. La nature foisonne davantage au fur et à mesure que ses pas le mènent plus profond dans ce dédale d'arbres et d'informations sensorielles. L’individu devenu voyageur se sent infime face à cette volupté.
Étrangement, il n'éprouve aucune gêne au regard de son insignifiance. Un peu plus et on aurait même juré qu'il aimait ça.
Se laissant absorber sans peur ni appréhension, Toni embrasse cette perte de repère comme on plonge médusé dans une œuvre de fiction. Loin d'être affolé, cette incertitude révèle en lui une grande sérénité, doublée d'un vif intérêt.
Ce chemin lui plait.
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